

En 2022, Le Parisien interrogeait un jeune joueur du centre de formation du Paris Saint-Germain. Coordinatrice scolaire au club à l'époque, je faisais partie des personnes citées par le joueur, parmi celles qui vérifiaient ses devoirs et veillaient à son emploi du temps. Au fil de l'interview, il décrivait avec sa propre voix ce que vivaient les jeunes joueurs : des journées réglées au quart d'heure, des entraînements le matin, des cours l'après-midi, la concurrence permanente, le poids des résultats sportifs et scolaires.
Ce que ce jeune joueur exprimait, à seize ans, c'est la double exigence qui structure une carrière professionnelle dès la préformation. Il disait simplement : « Il faut s'accrocher. » Trois mots qui contenaient déjà toute la réalité du haut niveau. Concilier la pression scolaire et la pression sportive, traverser un mauvais résultat tout en gardant la séance du lundi intacte, mettre les sollicitations extérieures à distance pour rester concentré en classe : ce sont des compétences mentales que les joueurs développent en silence, parfois seuls, parfois à leurs dépens.
C'est précisément ce que j'ai observé pendant douze ans, et qui a structuré la méthode VMAdvice. La performance mentale se construit dans la durée. Elle se loge dans la capacité à enchaîner les bonnes séquences, à traverser les difficiles, à préserver sa lucidité quand l'environnement tire dans toutes les directions. Un jeune joueur qui apprend tôt à structurer sa tête prépare une carrière qui dure.
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